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Les soins et l'alimentation de la chienne allaitante
Document d'archive IAMS COMPANY
Depuis 1999, Iams est une marque déposée de The Procter & Gamble Company. Ceci est un document d'archive utilisé par la société Iams Pet Food ou pour les produits Iams Pet Food. Toutes les mentions citées dans ce document doivent être replacées dans leur contexte d'origine. La situation et les produits peuvent avoir évolué depuis. Les produits et les données ne sont valables que pour les États-Unis. Aucune revendication ou utilisation de ces documents ne peut être faite sans l'autorisation de P&G.
LES SOINS ET L'ALIMENTATION DE LA CHIENNE ALLAITANTE
INTRODUCTION
Le lait est reconnu depuis des millénaires comme l'aliment idéal pour les nouveau-nés. Des études menée chez différentes espèces animales ont montré les mécanismes permettant au lait de présenter de grandes valeurs nutritives indépendamment de la condition physique de la mère.1 Ces études confirment qu'une chienne qui allaite produit les quantités de lait nutritif idéales pour ses petits, même si elle est en mauvaise santé. Pour un éleveur consciencieux, l'objectif est de fournir un apport nutritionnel à la mère qui lui permettra non seulement de nourrir sa portée, mais également de rester en bonne santé.
Il est normal qu'une chienne perde du poids au cours de l'allaitement. Dans l'idéal, elle ne devrait pas perdre plus de 10 % de son poids d'origine.4 Il est beaucoup plus facile d'atteindre cet objectif si la chienne est en bonne condition physique avant la mise bas, ce qui est généralement le cas si elle était en bonne condition au moment de la saillie.
Une excellente nutrition, si elle est primordiale, n'est pas le seul élément à prendre en compte pour assurer la santé de la mère après la mise bas. Un environnement propre et sec est également important. Un exercice quotidien et le grand air peuvent rendre l'allaitement moins contraignant. Un examen quotidien des glandes mammaires permet de détecter rapidement une éventuelle infection des mamelles et de mettre en place un traitement.
Une grande quantité d'eau fraîche à sa disposition est bien sûr une nécessité. L'eau consommée par la mère est également importante pour les petits, car leurs besoins en eau sont très élevés.5 Cette fonction de l'allaitement est souvent oubliée par les éleveurs. Un apport conséquent de liquides est nécessaire pour les chiots, de manière à maintenir leur volume sanguin. La fonction d'hydratation du lait est aussi importante que le rôle nutritif.
LES MODIFICATIONS DU LAIT AU COURS DE L'ALLAITEMENT
Une des caractéristiques fascinantes du processus de lactation est la capacité du lait à se modifier au cours de l'allaitement. Ainsi, le contenu énergétique du lait augmente régulièrement au cours des 40 premiers jours, puis diminue jusqu'au 50è jour, ce qui coïncide avec la capacité qu'ont acquis les petits à ingérer une nourriture solide.1 La diminution des tissus mammaire commence donc de façon à préparer l'arrêt de la production lactée chez la mère. La teneur lipidique du lait varie également au cours de l'allaitement. Au début, cette teneur est d'environ 2,4 %. Au milieu de la période de lactation, la quantité de lipides augmente à environ 5 %, puis diminue pour atteindre 2,6 % avant le sevrage. Le calcium est présent en grandes quantités pendant toute la durée de l'allaitement et continue à augmenter à l'approche du sevrage. La teneur en magnésium, en fer et en zinc varie selon l'étape de la lactation.
Il est important de signaler que les quantités nutritionnelles proposées à la mère doivent être très élevées pour permettre ces variations et fournir une alimentation optimale aux chiots. Un exemple particulier est le fameux "syndrome du lait toxique", susceptible de toucher les chiots âgés de 3 à 14 jours. Ce syndrome, qui peut être dû à une infection utérine et/ou mammaire, est dans certains cas résolu grâce à une supplémentation en zinc, ce qui laisse penser que cette perturbation pourrait être due, en partie, à un apport en zinc inadapté.2 Cet exemple illustre la nécessité d'une alimentation bien pensée pour fournir à la chienne allaitante les divers nutriments dont elle a besoin.
L'impossibilité d'ingérer le colostrum au cours de la période critique où l'intestin est perméable à l'absorption des protéines compromet sérieusement l'état immunitaire du nouveau-né.5 Ce peut être le cas si la femelle ne produit pas de colostrum ou si les chiots sont incapables de téter correctement. Il convient alors de collecter manuellement le colostrum chez une autre chienne ou d'utiliser un produit congelé et de le faire ingérer aux petits au moyen d'une sonde gastrique.5
Il est également possible, dans le pire des cas, d'utiliser le colostrum d'une autre espèce (par exemple d'une vache). Les anticorps contenus dans le colostrum bovin peuvent ne pas protéger le chiot, mais les autres défenses non spécifiques peuvent servir (lysozyme, lactoferrine et oligosaccharides).5 Ces nutriments protègent le chiot contre les bactéries en détruisant les agents pathogènes ou en protégeant ses intestins des toxines bactériennes.
L'APPORT DE LAIT CHEZ LE CHIOT
La plupart des éleveurs de chiens ignorent la quantité impressionnante de lait produite par les chiennes au moment de l'allaitement. Par exemple, les chiots Beagle ingèrent quotidiennement environ 150 g de lait. Pour une portée moyenne, la chienne va produire plus d'un litre de lait chaque jour !3 Pour les races plus grandes, cette quantité quotidienne est beaucoup plus importante. La production de lait diminue lorsque les chiots commencent à consommer une alimentation solide, mais le lait à lui seul peut suffire pendant quatre semaines.1 Il n'en reste pas moins que les grandes quantités de lait que nécessitent la plupart des portées suppose une alimentation de très haute qualité pour un allaitement réussi. Ajoutez à cela le fait que les chiots sont totalement dépendants de leur mère pour leur alimentation et leur hydratation, et vous comprendrez que la production de grandes quantités de lait de qualité est particulièrement cruciale.
NOURRIR LA CHIENNE PENDANT L'ALLAITEMENT
La production de lait demande énormément d'énergie à la mère. Il est donc très important qu'elle reçoive suffisamment de calories. On recommande que l'apport d'énergie métabolisable (EM) après la mise bas soit augmenté de 200 % par rapport à la quantité fournie habituellement. En d'autres termes, la chienne doit manger deux fois plus. L'apport de EM doit être augmenté de 300 % par rapport à la ration habituelle au cours de la période de lactation maximale (entre 3 et 4 semaines après l'accouchement).
De nombreuses chiennes ne parviennent pas à consommer en un ou deux repas quotidiens suffisamment de calories pour produire une quantité de lait adaptée et pour maintenir leur état physique. La ration totale doit dans ce cas être divisée en au moins quatre repas, de façon à ce que la mère reçoive la quantité suffisante de EM. De plus, les aliments pour chiens contenant au moins 430 kilocalories EM/tasse doivent être privilégiés pour assurer une densité énergétique et calorique suffisante dans de petites quantités de nourriture.
Souvent, la méthode la plus simple pour apporter à la fois cette grande quantité de calories et la haute digestibilité nécessaires à la chienne allaitant consiste à proposer une alimentation de type "performance". Conçus pour les chiens très actifs, ces aliments sont extrêmement énergétiques et denses, et parfaitement digestes. Le meilleur choix réside dans les matières grasses comme source principale d'énergie. Les matières grasses comportant deux fois plus de calories par gramme que les glucides, la chienne ingère de grandes quantités d'énergie en quelques bouchées. Ces aliments sont également équilibrés, fournissant ainsi les nutriments nécessaires aux modifications du lait tout au long de l'allaitement. Notez que la meilleure façon de comparer deux aliments repose sur cette méthode du "pourcentage de calories". Les chiens se nourrissent pour consommer des calories. La mesure la plus précise est donc celle qui consiste à calculer le pourcentage de ces calories dans un aliment.
Si la chienne allaitante reçoit une alimentation de performance hautement digeste, aucune supplémentation n'est nécessaire. C'est globalement la manière la plus simple et la moins onéreuse de la nourrir et de lui assurer un apport nutritionnel optimal.

RÉFÉRENCES
1.Lonnerdal B. Lactation and neonatal nutrition in the dog and cat, in Proceedings. Canine Reproductive Health, North American Veterinary Conference, 1997; 13-15.
2.Moser JE. The puppy from birth to six weeks. Vet Clin North Am Small Anim Pract 1978; 8:79-100.
3.Oftedal O. Lactation in the dog: Milk composition and intake by puppies. J Nutr 1984; 114:803-812.
4.Moser D. Feeding to optimize canine reproductive efficiency. Probl Vet Med 1992; 4:454-550.
5.Lepine AJ. Nutritional considerations affecting canine reproduction, in Proceedings. Canine Reproductive Health, North American Veterinary Conference, 1997; 23-27.